Roberto De Zerbi n’avait clairement pas l’intention de mâcher ses mots ce samedi soir. Après la belle démonstration de son équipe face au RC Lens (3-1), l’entraîneur italien n’a pas seulement envoyé un message fort à la Ligue 1… il a aussi réglé ses comptes avec la presse française.
Interrogé au micro de Ligue 1+ sur la force offensive de son équipe, déjà auteure de 44 buts cette saison en championnat, l’ancien coach de Brighton a laissé exploser une frustration qu’il semblait garder en lui depuis un moment. Lassé des critiques et des discours qu’il juge contradictoires, De Zerbi a vidé son sac.
« Peut-être que je devrais prendre le passeport français »
« Le contenu ? C’est à vous de me dire. Ce n’est pas quelque chose qui me concerne. Je sais comment on a joué. Et je sais aussi que, cette saison, Marseille n’avait jamais autant marqué depuis 1970-1971. Si tu marques, cela veut dire que tu as quelque chose en plus. Je n’ai pas à vous convaincre. Agacé ? J’ai dit que, si j’avais le passeport français, ce serait différent. Je suis arrivé ici avec beaucoup de respect. »
« Je me suis lié à Marseille, c’est un endroit spécial, mais beaucoup d’entre vous peuvent critiquer et se sentent comme des patrons. Beaucoup sont de mauvaise foi. Moi, je reste à ma place. Mais je pense que la nationalité change beaucoup de choses. Et, moi, je suis italien, fier de l’être. Mon seul patron, c’est Frank McCourt, c’est clair ? », a lancé l’ex-manager de Brighton.
Une sortie cash, sincère, presque rageuse, qui en dit long sur la pression ressentie par l’Italien et sur son besoin de faire reconnaître le travail de son équipe. Ce soir-là, au-delà de la victoire, De Zerbi a surtout marqué les esprits par un coup de gueule aussi rare que percutant.
A lire aussi:


