Bruno Genesio a semé le trouble après la nouvelle défaite du LOSC face au Celta Vigo en Ligue Europa. Furieux de la prestation de ses joueurs et du niveau de jeu affiché depuis plusieurs semaines.
Bruno Genesio au bord de la rupture. Le match de trop ? Battu 2-1 en Espagne malgré une supériorité numérique pendant plus d’une heure, Lille a encore montré un visage inquiétant. Menés dès la première minute, les Dogues n’ont jamais semblé capables de renverser la situation.
Pour Genesio, ce nouvel échec, le quatrième consécutif, dépasse largement le cadre de la simple malchance : erreurs répétées, manque de réaction, pauvreté du jeu… Le technicien n’a pas mâché ses mots, parlant même d’un niveau « à la limite du scandale ».
En conférence de presse, le coach nordiste a surtout pointé un problème plus profond : l’incapacité de son équipe à progresser et à corriger ses défauts. Malgré une domination stérile et de nombreuses situations dans la surface adverse, Lille n’a quasiment rien produit de vraiment dangereux. Un constat accablant qui illustre, selon lui, un manque de sérieux et de préparation, dont il se dit le premier responsable.
Gensio ouvre la porte à un départ
«Il n’y a plus rien à expliquer. C’est inexplicable. Soit on ne se prépare pas bien et c’est ma faute. Soit on pense qu’on joue un tournoi de sixte, et c’est donc aussi ma responsabilité. Faut arrêter. Faut assumer. Ce n’est pas le hasard. Dans le jeu, depuis le début de l’année, c’est à la limite du scandale» , a lancé le technicien. «Ce n’est pas normal qu’en jouant une heure à onze contre dix on totalise seulement quatre tirs cadrés, qu’on touche 41 ballons dans la surface et qu’on ne se crée qu’une demi-occasion nette» , a-t-il dit.
Très remonté, Bruno Genesio a enfin jeté un énorme flou sur son avenir. En répétant qu’il allait « assumer ses responsabilités », sans en dire plus, il a clairement ouvert la porte à une possible démission. Coup de pression pour provoquer une réaction ou véritable prélude à un départ ? Une chose est sûre : au LOSC, l’avenir du coach ne tient plus qu’à un fil.
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