Le mercato estival 2026 a fermé ses portes dans la plupart des grands championnats européens, au terme d’un été marqué par des dépenses vertigineuses et plusieurs transferts dépassant les 100 millions d’euros. Sans surprise, la Premier League a une nouvelle fois écrasé la concurrence financièrement, tandis que le Real Madrid et le FC Barcelone ont également animé le marché en Espagne.
Il était fou ce mercato ! A l’époque Covid, on avait promis que le marché allait revenir à plus de mesure. 6 ans plus tard, c’est l’inverse qui se produit. Beaucoup de clubs dépensent sans compter. À l’échelle des cinq grands championnats européens, plus de 1 200 opérations ont été enregistrées pour une valeur totale proche de 6 milliards de livres. Et l’Angleterre représente à elle seule une part énorme de cette activité.
Premier League : Manchester City fait exploser les compteurs
La Premier League a encore changé de dimension. Les clubs anglais ont dépensé environ 3,46 milliards de livres au cours de l’été, établissant un nouveau record. Manchester City a été le plus dépensier avec environ 458 millions de livres investis.
Le champion anglais a notamment frappé très fort avec Enzo Fernandez. Chelsea a accepté de céder le milieu argentin pour 125 millions de livres, soit environ 145 millions d’euros. City a également déboursé 116 millions de livres pour Elliot Anderson et 65 millions pour Iliman Ndiaye.
Chelsea a également poursuivi sa politique de dépenses XXL en recrutant Morgan Rogers à Aston Villa pour 117 millions de livres. Tottenham a de son côté cassé sa tirelire pour Sandro Tonali, recruté à Newcastle dans une opération pouvant atteindre 100 millions de livres.
Liverpool s’est tourné vers la Ligue 1 avec Bradley Barcola. L’ancien Parisien a rejoint les Reds pour 107 millions de livres hors bonus, soit environ 125 millions d’euros, et l’opération peut grimper jusqu’à environ 145 millions.
Parmi les autres gros mouvements anglais figurent notamment Bruno Guimarães à Arsenal et Carlos Baleba à Manchester United. L’été 2026 confirme donc plus que jamais la domination économique de la Premier League.
Liga : Real et Barça sortent l’artillerie lourde
L’Espagne a également connu un mercato spectaculaire, notamment grâce à ses deux géants. Le Real Madrid a réalisé l’une des opérations majeures de l’été en allant chercher Yan Diomandé au RB Leipzig. L’opération a dépassé les 100 millions d’euros.
Le Real a profondément renforcé son effectif avec également Marc Cucurella, Bernardo Silva, Ibrahima Konaté, Denzel Dumfries et Carlos Espí.
Le FC Barcelone n’est pas resté inactif. Les Catalans ont notamment recruté Anthony Gordon en provenance de Newcastle pour environ 80 millions d’euros. Rodri a également quitté Manchester City pour rejoindre le Barça, qui a par ailleurs attiré Karim Adeyemi, João Cancelo, Dominik Livakovic et, dans les dernières minutes du mercato, Gabriel Jesus.
L’Atlético de Madrid a également beaucoup bougé. Les Colchoneros ont notamment recruté Kang-in Lee au PSG, mais aussi Alejandro Grimaldo, Morten Hjulmand et Cristian Romero. Jonathan David a finalement rejoint l’Atlético sous la forme d’un prêt en provenance de la Juventus.
La Liga a donc retrouvé un peu de folie sur le marché, même si ses dépenses globales restent très éloignées de celles de la Premier League.
Bundesliga : Diomandé, la vente XXL de Leipzig
En Allemagne, le mercato a surtout été marqué par plusieurs départs importants. Le plus spectaculaire concerne Yan Diomandé. Le Real Madrid a déboursé plus de 100 millions d’euros pour arracher le jeune attaquant au RB Leipzig, offrant au club allemand une vente exceptionnelle.
Le Bayer Leverkusen a également perdu Piero Hincapié, dont le transfert définitif à Arsenal représente environ 52 millions d’euros après son prêt.
À quelques jours de la clôture, les clubs de Bundesliga avaient dépensé environ 490 millions de livres pour près de 602 millions de recettes. Le championnat allemand présentait donc une balance positive, confirmant sa capacité à développer puis revendre ses meilleurs éléments.
L’Allemagne reste ainsi dans une position très différente de l’Angleterre : la Bundesliga investit, mais demeure également l’un des grands marchés fournisseurs des clubs les plus riches d’Europe.
Serie A : l’Italie mise sur des joueurs déjà confirmés
En Italie, le marché s’est également montré particulièrement actif. À quelques jours de la clôture, les clubs de Serie A avaient déjà investi plus de 760 millions de livres, ce qui plaçait le championnat italien au deuxième rang des cinq grandes ligues européennes derrière l’intouchable Premier League.
Naples a notamment transformé définitivement l’arrivée de Rasmus Højlund en provenance de Manchester United pour plus de 50 millions d’euros. L’AS Roma a fait de même avec Donyell Malen, tandis que plusieurs grands clubs italiens ont multiplié les mouvements pour renforcer leurs effectifs.
L’AC Milan a également participé aux grandes opérations européennes avec l’arrivée de Gonçalo Ramos en provenance du PSG. La Juventus a de son côté récupéré définitivement Randal Kolo Muani.
La Serie A continue donc de retrouver une certaine puissance financière, même si elle reste très loin des sommes engagées par les clubs anglais.
Turquie : un marché encore à surveiller
La Turquie constitue un cas particulier puisque son calendrier de mercato ne correspond pas toujours exactement à celui des cinq grands championnats européens. Les clubs de Süper Lig profitent régulièrement de cette fenêtre supplémentaire pour récupérer des joueurs qui n’ont pas trouvé de solution avant la fermeture des principaux marchés.
Les géants d’Istanbul restent les principaux animateurs du marché. Fenerbahçe a notamment frappé fort cet été avec l’arrivée de Mason Greenwood en provenance de l’Olympique de Marseille pour environ 39 millions d’euros.
Galatasaray et Besiktas ont également poursuivi leur stratégie visant à attirer des joueurs expérimentés provenant des grands championnats européens. La Süper Lig s’impose progressivement comme une destination beaucoup plus agressive financièrement, notamment pour les joueurs devenus indésirables ou cherchant un dernier gros projet européen.
Les transferts à plus de 100 millions se multiplient
L’été 2026 restera surtout celui des opérations XXL. Enzo Fernandez à Manchester City, Elliot Anderson à City, Morgan Rogers à Chelsea, Yan Diomandé au Real Madrid ou encore Bradley Barcola à Liverpool ont tous participé à l’explosion des montants.
La Premier League domine très largement cette inflation. Quatre des onze transferts les plus chers de toute l’histoire du championnat anglais ont d’ailleurs été réalisés durant ce seul mercato estival.
L’écart économique avec les autres championnats continue donc de se creuser. La Liga conserve la puissance de frappe du Real Madrid, du Barça et de l’Atlético, tandis que la Serie A investit de nouveau davantage. La Bundesliga reste principalement un marché de valorisation et de revente.
Quant à la Turquie, elle occupe désormais une place à part : incapable de rivaliser globalement avec la Premier League, elle peut néanmoins réaliser quelques opérations spectaculaires et profiter de la fin du mercato dans les grands championnats pour attirer des noms importants.
Une chose est certaine : l’été 2026 aura encore repoussé les limites du marché européen, avec une Premier League plus dominante financièrement que jamais.

