Xabi Alonso n’a pas laissé passer. Après la demi-finale de Supercoupe entre le Real Madrid et l’Atletico, remportée par les Merengue (2-1), l’entraîneur madrilène a tenu à recadrer publiquement Diego Simeone, auteur d’une sortie très limite envers Vinicius Junior en plein match.
Dans un derby déjà sous haute tension, le technicien argentin avait lancé à l’ailier brésilien : « Il va te virer, Florentino va te virer ! Retiens ce que je dis. » Une provocation directe, personnelle, qui a clairement dépassé les bornes aux yeux d’Alonso.
Visiblement agacé, le coach du Real n’a pas cherché à envenimer la situation, mais a tenu à rappeler un principe simple et fondamental : tout n’est pas permis sur un terrain de football. « Je n’ai pas aimé ce moment. Cholo lui a dit quelque chose et cela va à l’encontre de l’esprit qu’il faut avoir envers ses adversaires. Je n’aime pas qu’on s’adresse ainsi à ses adversaires. Tout n’est pas permis », a-t-il lâché devant la presse, avant d’insister : « Personnellement, j’essaie toujours d’être respectueux envers les joueurs de l’équipe adverse et je ne m’adresse généralement pas à eux. Quand j’ai entendu ce qu’il lui a dit, je n’ai pas aimé. Ce n’est pas un exemple de bon sportif. Il faut respecter son adversaire. Tout ce qui se passe sur le terrain a une limite. »
« Je tiens à présenter mes excuses à Monsieur Pérez et à Monsieur Vinicius pour l’incident »
Le message est clair et vise directement le « Cholo », réputé pour son sens de la provocation et sa guerre psychologique. Mais cette fois, la méthode n’est pas passée. Pour Alonso, on peut mettre de l’intensité, de la pression, jouer sur le fil émotionnel d’un derby, mais pas attaquer personnellement un joueur adverse. Une sortie forte, presque politique, dans un contexte où Vinicius est déjà régulièrement ciblé et sous pression.
Face à la polémique qui a rapidement enflé en Espagne, Diego Simeone a fini par sortir du silence. Ce lundi, en conférence de presse, l’entraîneur de l’Atletico a présenté ses excuses. « Je tiens à présenter mes excuses à Monsieur Pérez et à Monsieur Vinicius pour l’incident. Je n’ai pas bien agi en me mettant dans cette situation et j’accepte que ce n’était pas correct. Je présente mes excuses, mais je ne demande pas pardon. Je n’ai rien d’autre à ajouter », a déclaré le technicien argentin.
Un mea culpa qui devrait calmer les tensions, même si l’épisode laisse des traces. Dans ce Real-Atletico toujours électrique, Xabi Alonso a en tout cas voulu poser une limite claire et rappeler que, même dans la guerre des nerfs, le respect ne devrait jamais être optionnel.
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