Les clubs de Ligue 1 ne sont quasiment plus français, mais deux milliardaires résistent

3 Min Read
Antoine Arnault (Credit Photo Paris FC, Montage Kickfootball.fr)

Le football français poursuit sa transformation économique. Selon L’Équipe, 13 des 18 clubs engagés en Ligue 1 sont désormais détenus par des capitaux étrangers, soit 72 % du championnat. Jamais l’élite française n’avait compté autant de propriétaires venus de l’étranger.

72 % des clubs de l’élité désormais sous pavillon étranger, un record historique… c’est le constat fait par l’Equipe à quelques semaines de la reprise de la Ligue 1. Le PSG appartient au fonds qatari QSI, tandis que l’OM reste contrôlé par l’Américain Frank McCourt.

L’OL est désormais associé à la Sud-Coréenne Michele Kang, Nice à l’entreprise britannique INEOS et Monaco à l’homme d’affaires russe Dimitri Rybolovlev.

Les investisseurs américains dominent la Ligue 1

Les capitaux venus des États-Unis occupent une place particulièrement importante. Lorient est détenu par BKFC, Strasbourg par BlueCo, Le Havre par Blue Crow et Toulouse par RedBird. Plusieurs de ces propriétaires possèdent également des participations dans d’autres clubs à travers le monde, renforçant le développement des modèles multiclubs.

Lille appartient au fonds luxembourgeois Merlyn Partners, Auxerre à l’homme d’affaires chinois James Zhou, Troyes au City Football Group basé aux Émirats arabes unis et Le Mans au groupe brésilien OutField. Cette diversité illustre l’attractivité persistante du football français auprès des investisseurs internationaux.

Cette évolution devrait se poursuivre dans les prochaines années. La formation française, la valorisation des jeunes joueurs et le potentiel économique encore inexploité de plusieurs clubs séduisent les groupes étrangers.

Des milliardaires français resistent et investissent

La Ligue 1 conserve ainsi une identité sportive française, mais son contrôle financier est désormais très largement international.

Seuls cinq clubs de Ligue 1 restent aujourd’hui sous contrôle majoritairement français : le Stade Brestois avec Denis Le Saint, le RC Lens dirigé par Joseph Oughourlian, le Stade Rennais propriété de la famille Pinault via Artémis, Angers SCO détenu par la famille Chabane et le Paris FC, contrôlé par la famille Arnault malgré le partenariat stratégique noué avec Red Bull.

À eux seuls, ces cinq clubs représentent désormais seulement 28 % des équipes de l’élite, illustrant l’internationalisation croissante de la Ligue 1.

A lire aussi:

Share This Article
Quitter la version mobile