Gianni Infantino a finalement renoncé à son projet de société commerciale destinée à ouvrir une partie des compétitions de la FIFA à des investisseurs privés. Une marche arrière spectaculaire, après une fronde devenue impossible à ignorer.
Gianni Infantino recule. Dans un communiqué publié ce samedi, le président de la FIFA a officiellement annoncé l’abandon de son projet baptisé « FIFA Forward Enterprise », qui devait permettre de créer une structure commerciale et d’attirer des investisseurs privés autour de la Coupe du monde et d’autres actifs de l’instance.
Le dirigeant suisse assure que cette initiative avait pour objectif de renforcer les fédérations membres et d’aider davantage les pays les plus fragiles. Mais face à l’ampleur des divisions provoquées par le projet, il a préféré jeter l’éponge.
Une fronde devenue trop forte
Infantino affirme avoir écouté les différentes parties prenantes et reconnu que le projet ne pouvait plus atteindre son objectif initial. Selon lui, les tensions créées étaient devenues trop importantes pour poursuivre dans cette direction.
Cette décision ressemble néanmoins à un véritable désaveu politique. L’UEFA, la CONCACAF et l’AFC s’étaient opposées au projet, dénonçant une initiative opaque et insuffisamment concertée. La pression s’était encore accentuée avec la démission de Carlos Cordeiro, principal conseiller d’Infantino, qui avait publiquement marqué son désaccord.
L’UEFA n’a d’ailleurs pas attendu pour savourer cette victoire. Dans un communiqué particulièrement dur, l’instance européenne a dénoncé des « complots secrets », remis en cause la transparence de la direction de la FIFA et estimé que la confiance était désormais profondément rompue.
Infantino promet maintenant de réunir les différentes parties dans les prochaines semaines pour tenter de restaurer le dialogue. Mais après cet abandon forcé, son autorité ressort sérieusement affaiblie et la guerre de gouvernance avec l’UEFA semble plus ouverte que jamais.



