Derrière l’annonce officielle, polie et pleine de remerciements, la rupture entre le Real Madrid et Xabi Alonso couvait en réalité depuis de longs mois. Le limogeage de l’entraîneur espagnol, après seulement 232 jours sur le banc, n’est pas un simple accident de parcours : c’est l’aboutissement d’une relation devenue progressivement impossible.
Arrivé avec un contrat courant jusqu’en 2028, Xabi Alonso savait qu’il entrait dans un club où l’exigence est permanente. Mais très vite, les premiers désaccords sont apparus. Dès l’été, l’ancien coach du Bayer Leverkusen avait demandé le recrutement d’un véritable meneur de jeu, avec notamment le profil de Martin Zubimendi en tête.
La direction a refusé, préférant investir sur le jeune Franco Mastantuono. Autre point de tension majeur : la volonté d’Alonso de prolonger Luka Modrić, finalement laissé partir par le club.
En interne, le technicien espagnol a rapidement eu le sentiment de ne pas être pleinement soutenu dans ses choix sportifs. Selon plusieurs sources, il constatait déjà l’ampleur des problèmes structurels de l’effectif et le manque de marge de manœuvre qui lui était accordé. À tel point qu’il aurait envisagé de quitter le club dès la fin de la Coupe du monde des clubs. S’il est resté, c’était surtout pour ne pas donner l’impression d’abandonner le navire.
Xabi Alonso voulait partir… l’été dernier
Le point de non-retour est arrivé lorsque la direction a tenté d’imposer des changements dans son staff, en voulant notamment intégrer le préparateur physique Pintus. Xabi Alonso a refusé net, considérant son staff comme une « ligne rouge » et un élément non négociable de son projet. La réponse du club a été radicale : le licenciement de l’entraîneur… et de l’ensemble de son équipe.
Même sur le plan contractuel, la rupture était anticipée. Bien que lié au Real jusqu’en 2028, une clause prévoyait qu’en cas de licenciement moins d’un an après son arrivée, Xabi Alonso ne toucherait que les six derniers mois de salaire de la saison en cours. Une preuve supplémentaire que le club avait prévu ce scénario.
Au final, ce divorce est le résultat d’un enchaînement de désaccords sportifs, humains et structurels, bien plus que d’une simple série de mauvais résultats. Le projet Xabi Alonso n’aura jamais vraiment pu s’exprimer. Et au Real Madrid, quand la confiance disparaît, la sentence tombe toujours très vite.
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