Enzo Maresca n’a encore dirigé aucun match officiel avec Manchester City qu’il se retrouve déjà confronté à l’immense ombre de Pep Guardiola. Nommé cet été pour succéder au technicien espagnol, l’ancien entraîneur de Chelsea sait qu’il arrive après une période historique et qu’il sera comparé à son prédécesseur dès ses premiers résultats.
Enzo Maresca a un poids lourd sur les épaules. Il s’appelle Pepe Guardiola. Présent en conférence de presse ce vendredi, le coach italien n’a pas cherché à minimiser l’ampleur du défi. Admiratif de Guardiola, qu’il considère comme le meilleur entraîneur du monde sur les vingt dernières années, Maresca a reconnu ressentir une forme de pression au moment d’ouvrir un nouveau chapitre chez les Citizens.
« Tout d’abord, c’est un privilège. Je considère Pep comme le meilleur coach au monde de ces vingt dernières années. C’est un défi, mais c’est agréable », a expliqué Enzo Maresca, conscient de reprendre une équipe façonnée pendant de longues années par l’Espagnol.
L’héritage Guardiola, un cadeau empoisonné
Cette admiration renforce presque involontairement la pression qui entoure sa nomination. En multipliant les trophées, en imposant une identité de jeu très forte et en installant Manchester City au sommet du football européen, Guardiola a placé la barre à un niveau exceptionnel.
Maresca a d’ailleurs lui-même rappelé la difficulté de succéder à un entraîneur devenu indissociable de son club. L’Italien a cité les exemples de Sir Alex Ferguson à Manchester United et d’Arsène Wenger à Arsenal, deux départs qui avaient ouvert de longues périodes d’instabilité.
Le nouveau manager de City devra pourtant rapidement imposer sa propre méthode. Chaque choix tactique, chaque recrutement et chaque contre-performance seront inévitablement comparés à l’ère Guardiola. Même sans le vouloir, l’ancien coach des Citizens continuera donc de peser sur son successeur.
Enzo Maresca se sait attendu au tournant. Son défi ne consistera pas seulement à gagner, mais également à prouver qu’il peut faire évoluer Manchester City sans simplement chercher à reproduire le modèle de Pep Guardiola.
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