C’est une soirée qui restera dans l’histoire du football français, mais pour les pires raisons. Le RC Lens a subi une humiliation monumentale mercredi soir en Ligue des champions, balayé 9-1 à domicile par Côme. Neuf buts encaissés, des supporters qui chambrent leurs propres joueurs et des records négatifs : les Sang et Or ont vécu un véritable cauchemar à Bollaert.
Une claque historique. Après la démonstration du PSG contre Villarreal (6-0) mardi, la Ligue des champions a offert un nouveau festival offensif mercredi. Mais cette fois, c’est un club français qui en a fait les frais. Complètement dépassé par Côme, Lens a sombré devant son public, encaissant neuf buts au terme d’une rencontre à sens unique.
Le calvaire a commencé dès la 7e minute avec l’ouverture du score de Douvikas. L’attaquant grec a ensuite doublé la mise à la 32e minute, avant que Nico Paz ne porte le score à 3-0 juste avant la pause (40e). Les Lensois étaient déjà au bord du gouffre.
Neuf buts encaissés, Bollaert n’en revient pas
La seconde période a tourné à l’humiliation totale. Da Cunha (47e), Kempf (53e), Douvikas (57e) et Liberali (62e) ont successivement fait exploser la défense artésienne.
À 7-0, une partie du public lensois a même commencé à accompagner les passes italiennes de « olé », symbole d’une soirée devenue irréelle.
Ruben Aguilar a sauvé l’honneur d’une belle volée à la 65e minute, mais Côme n’avait pas terminé son festival. Baturina (69e) puis Papaccioli dans le temps additionnel (90e+1) ont porté le score final à 9-1. Douvikas, auteur d’un triplé, a été l’un des grands artisans de cette démonstration collective de l’équipe entraînée par Cesc Fabregas.
Lens entre dans l’histoire par la mauvaise porte
Cette déroute constitue un véritable séisme pour le football français. Avec neuf buts encaissés à Bollaert, Lens signe, selon les statistiques relayées après la rencontre, la plus lourde défaite à domicile d’un club français en compétition européenne. Le compte spécialisé Stats Foot souligne également le caractère exceptionnel de cette humiliation dans l’histoire des cinq grands championnats européens.
Au-delà des chiffres, c’est surtout l’ampleur de l’effondrement lensois qui interroge. Incapables de contenir les déplacements italiens, les Sang et Or ont été dominés dans pratiquement tous les secteurs du jeu.
Aguilar accable son équipe après le naufrage
Au coup de sifflet final, Ruben Aguilar n’a pas cherché d’excuses. Le défenseur lensois a reconnu que son équipe était complètement passée à côté de son match.
« On avait un plan de jeu, on ne l’a pas respecté », a-t-il regretté au micro de Canal+.
« Face à des équipes comme Côme, avec une philosophie de jeu, si on n’est pas présents, si on est loin, on se fait transpercer et on subit beaucoup d’occasions. »
Une analyse qui contraste avec celle de son entraîneur Yannick Cahuzac, lequel ne semble pas partager entièrement ce constat. Le technicien lensois n’envisage toutefois pas de démissionner après cette débâcle.



