Le Paris Saint-Germain n’est pas parvenu à faire annuler la sanction. Le club de la capitale a été débouté par le Tribunal administratif de Paris, qui a confirmé une pénalité de 2,7 millions d’euros liée à ses résultats passés en matière d’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
La décision concerne l’index d’égalité professionnelle, un dispositif qui évalue notamment les écarts de rémunération et la présence des femmes parmi les salaires les plus élevés d’une entreprise. Le PSG avait obtenu des résultats jugés insuffisants pendant plusieurs années consécutives.
Une sanction décidée en 2024
La pénalité avait initialement été prononcée par l’Inspection du travail d’Île-de-France en mars 2024. Dans un jugement rendu le 25 juin 2026, le Tribunal administratif de Paris a rejeté les arguments présentés par le club.
Le PSG devra ainsi s’acquitter de 2 728 468 euros. Cette somme correspond à une pénalité fixée à 0,5 % des revenus d’activité pris en compte au titre de l’année 2022.
Au cœur du dossier figure notamment l’indicateur consacré aux dix rémunérations les plus importantes de l’entreprise. Un critère particulièrement défavorable au PSG puisque les plus hauts salaires sont largement occupés par les joueurs professionnels de l’équipe masculine.
Le PSG contestait un indicateur jugé peu adapté
Le club estimait que cette particularité structurelle du football professionnel devait être prise en considération. Une argumentation qui n’a pas convaincu la justice.
Auprès de l’AFP, le PSG a expliqué que « les rémunérations des joueurs occupent mécaniquement les premières places du classement, ce qui limite fortement les marges d’action du club sur cet indicateur, indépendamment des politiques RH mises en œuvre pour ses salariés ».
Le tribunal a néanmoins considéré que neutraliser cet élément en raison des spécificités économiques du football professionnel reviendrait à remettre en cause le fonctionnement même de l’indicateur.
Le club affirme avoir depuis régularisé sa situation
Le PSG assure désormais avoir pris les mesures nécessaires et indique être en conformité avec ses obligations depuis 2023. Le club dit également avoir « pris acte de la décision de justice » tout en poursuivant ses actions en faveur de l’égalité professionnelle.
La difficulté liée aux plus hauts salaires reste toutefois visible dans les résultats publiés par le PSG. Pour son index 2026, le club obtient notamment 0 point sur 10 concernant la présence des femmes parmi les dix rémunérations les plus élevées, tout en affichant de meilleurs résultats sur les autres critères.
Une situation que le PSG continue d’expliquer par le poids très particulier des salaires des joueurs professionnels dans sa masse salariale.




