À seulement dix jours de l’ouverture du procès à Nice de Christophe Galtier pour discrimination et harcèlement moral, Julien Fournier, la personne à l’origine de cette affaire, a choisi de revenir sur les événements.

Suite à la publication des plusieurs témoignages de joueurs et membres du staff de Nice dans L’Equipe, Julien Fournier est lui aussi sorti du silence pour commenter ces mots publiés à quelques jours du procès. «Je ne suis pas surpris par les réactions dans la journée car c’est ce que j’ai vécu. Ce que j’ai dénoncé plein de joueurs l’ont vécu. J’ai aussi découvert des choses ce matin», a-t-il lancé.

«J’ai écrit ce mail au moment où on se sépare en bonne intelligence. Bob Ratcliffe est tenu au courant de chaque moment mais il est démis de ses fonctions en avril. Quand Dave (Brailsford) arrive et je lui parle de tout ça. Il me dit : « oui c’est grave le racisme mais c’est encore plus grave ne pas dénoncer le racisme. » J’ai gambergé cette phrase tout le week-end. Donc j’ai voulu mettre par écrit tout ce que je savais. Sur ces sujets-là, on s’est affrontés toute l’année avec Christophe. J’ai essayé de faire rempart avec les joueurs, qui sont les victimes. Je ne peux pas entendre le fait que je n’ai pas dénoncé ces faits», ajoute-t-il.


La voix discordante d’Andy Delort

De son côté, Andy Delort, ancien joueur niçois, semble un peu douter de toute cette affaire sur RMC. «Quand il y avait la guerre entre Fournier et Galtier, c’est parti de là cette affaire. Du jour au lendemain, il n’y avait pas eu trop de… Moi sincèrement je n’ai jamais entendu Christophe Galtier (tenir des propos racistes ou discriminants, NDLR), et pourtant j’ai fait la saison complète, et j’ai vu tous les propos qui sont sortis.»

«J’ai juste une anecdote que j’ai vécue et qui a été mise différemment (dans la presse). C’était un jour où on jouait à l’extérieur à Clermont ou à Lorient, je ne sais plus où. C’était un match vers 15h. Le coach Galtier avait demandé à ceux qui faisaient le ramadan de se lever à 5h ou à 5h30 pour aller avec la diététicienne qui avait préparé un repas pour manger puisque l’on jouait à 13h ou à 15h. Il me semble que c’était à 13h. Hichem Boudaoui, et c’est mon ami, est le seul qui ne s’était pas levé. Il était arrivé directement au snacking à 10h30. La diététicienne a dit qu’il ne s’était pas levé donc le coach avait pris la décision de ne pas le faire démarrer. Ce qui peut être compréhensible à ce moment-là. Et dans les articles on a vu que Galtier avait refusé de faire jouer Boudaoui parce qu’il faisait le ramadan. Cela ne s’était pas passé comme ça. Il y a plein de choses…»

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