« S’il faut lâcher la barre… » : Nicollin prêt à abandonner Montpellier

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Laurent Nicollin

Le Montpellier HSC pourrait bientôt changer de dimension… et de gouvernance. Dans un entretien accordé au Midi Libre, Laurent Nicollin a confirmé sa volonté d’ouvrir le capital du club, évoquant une réelle fatigue après une période sportive et économique difficile.

La fin d’une ère à Montpellier ?  À la tête du MHSC depuis plusieurs années, dans la continuité de son père Louis Nicollin, Laurent Nicollin reconnaît avoir entamé des discussions avec plusieurs investisseurs.

Cinq pistes sont actuellement à l’étude, avec l’espoir de recevoir des offres concrètes d’ici la mi-mai. L’objectif affiché est clair : assurer la stabilité financière du club et lui permettre de retrouver la Ligue 1.

Très marqué par la relégation en Ligue 2, Laurent Nicollin admet traverser une période personnelle compliquée. Entre perte de motivation et lassitude croissante, il confie ne plus prendre de plaisir dans son rôle. « Je ne suis pas à 200 % », reconnaît-il, évoquant également un contexte pesant entre difficultés économiques, baisse des droits télé et projets d’infrastructures à l’arrêt.

« Je suis prêt à me battre, mais avec des armes. Me battre avec un Opinel, j’ai passé l’âge. C’est l’âge, la descente qui fait beaucoup de mal, le décès de certaines personnes, le comportement d’autres, le 50e anniversaire du club… Il y a plein de choses », dit-il.

« S’il faut lâcher la barre, je la lâcherai »

Face à cette situation, le président montpelliérain n’exclut aucune option, y compris celle de la multipropriété. Une ouverture assumée, tant que l’essentiel est préservé : la pérennité du club et la sauvegarde des emplois. « S’il faut lâcher la barre, je la lâcherai », affirme-t-il, prêt à tourner une page historique du club.

Lors d’un déplacement à Strasbourg, Nicollin a été frappé par les infrastructures et l’organisation du club alsacien, aujourd’hui soutenu par le consortium BlueCo. Une expérience marquante, révélatrice du fossé qui se creuse avec certains clubs mieux structurés et financés.

«En décembre, j’ai passé un week-end à Strasbourg avec ma femme, raconte-t-il. Marc Keller nous a invités au match Strasbourg – Lorient. Quand tu vois le stade, la tribune présidentielle, les salons, ce que l’on voulait faire nous, tu prends une claque dans la gueule. J’ai failli chialer. On s’est barré à la mi-temps.»

Le président du MHSC semble désormais lucide sur les limites de son modèle. Une transition pourrait donc s’accélérer dans les prochaines semaines, avec des conséquences majeures pour l’avenir du club héraultais.

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