Safonov titulaire à la place de Chevalier, le PSG n’a plus le choix

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Chevalier et Safonov

Héros absolu de la finale de la Coupe Intercontinentale face à Flamengo, Matvey Safonov a peut-être bien changé la hiérarchie des gardiens au PSG. Avec quatre tirs au but arrêtés lors de la séance décisive, le portier russe a livré une prestation XXL qui pose désormais une question brûlante : peut-on encore le sortir du onze ?

Safonov titulaire au PSG, Luis Enrique n’a (presque) plus le choix. Pour Alain Roche, la réponse est claire. L’ancien défenseur parisien estime que Safonov a gagné sa place de numéro 1, au moins à court terme. « Il est l’homme des penalties. Quatre arrêts sur cinq, c’est extrêmement rare. Il ne comprendrait pas pourquoi il sortirait maintenant. Le sortir serait très compliqué », analyse Roche dans L’Équipe. D’autant que le Russe n’a pas déçu lors de ses rares apparitions cette saison.

En face, Lucas Chevalier, recruté à prix fort l’été dernier, traverse une période délicate. Absent depuis trois matchs et laissé sur le banc en finale, l’ancien Lillois reste un compétiteur féroce, mais le timing joue clairement en faveur de Safonov. Dans un contexte aussi favorable, revenir à la hiérarchie initiale paraît de plus en plus difficile à justifier sportivement.

Luis Enrique esquive, mais pour combien de temps ?

Conscient de la sensibilité du dossier, Luis Enrique a soigneusement esquivé la question en conférence de presse, préférant célébrer le trophée plutôt que d’ouvrir le débat. Un silence qui en dit long.

« Vous pensez que c’est le moment de parler de ça, vraiment ? C’est le moment de fêter ce trophée, et de féliciter tout le monde, ceux qui ont joué, ceux qui n’ont pas joué, et d’être heureux pour nos supporters. On veut continuer à marquer l’histoire. Mais là, il faut juste profiter de ce moment », a-t-il dit.

Car derrière les sourires et les médailles, une réalité s’impose : Safonov a frappé très fort, au meilleur moment. Et dans un PSG obsédé par la performance immédiate, ignorer un tel récital relèverait presque de l’entêtement.

Le débat est lancé, la pression aussi. Officiellement, rien n’a changé. Officieusement, Matvey Safonov a pris une longueur d’avance. Et Luis Enrique sait qu’à ce niveau, ce genre de performance ne s’efface pas d’un revers de main.

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