José Mourinho est de retour en Liga, et il n’a pas fallu longtemps pour retrouver le parfum des soirées tendues. Pour son premier match de championnat depuis son retour sur le banc du Real Madrid, le Portugais a vu son équipe arracher une victoire 2-1 sur la pelouse de l’Espanyol grâce à un but de Carlo Espí à la 90e minute.
José Mourinho is back ! Une première réussie au résultat, beaucoup moins tranquille dans le contenu. Le Real avait pourtant parfaitement commencé. Jude Bellingham a ouvert le score dès la 9e minute de la tête sur un centre d’Arda Güler. Mais l’Espanyol n’a pas paniqué et Alex Calatrava a égalisé autour de la demi-heure de jeu. Mbappé et Vinicius ont ensuite eu du mal à véritablement faire la différence, dans une équipe madrilène encore en rodage.
Espí offre la victoire à Mourinho
Mourinho a alors puisé dans son banc. Marc Cucurella, Yan Diomande puis Carlo Espí sont notamment entrés pour tenter de faire basculer la rencontre. Et c’est finalement Espí, arrivé de Levante cet été, qui a libéré le Real dans les dernières minutes après un ballon mal négocié par la défense catalane.
Un scénario presque parfait pour Mourinho, qui avait prévenu avant le match qu’il faisait pleinement confiance à l’ambition de son groupe. « Je suis tranquille. C’est une saison et un match de plus », expliquait-il à la veille de la rencontre, tout en reconnaissant que ses joueurs n’avaient pas tous commencé leur préparation au même moment.
Le technicien avait aussi annoncé la couleur sur l’adversaire : « C’est une bonne équipe. Les équipes qui ont le même entraîneur depuis longtemps sont bien préparées. » Le match lui a donné raison. L’Espanyol a longtemps résisté et a même sérieusement bousculé le Real.
Un Real encore loin d’être totalement prêt
La victoire ne masque pas tout. Le Real a montré des séquences intéressantes, notamment avec Bellingham et Güler, mais l’association entre Mbappé, Vinicius et le milieu anglais demande encore des réglages. Reuters souligne notamment le manque de rythme de Mbappé et Vinicius, revenus plus tard après la Coupe du monde.
Mourinho avait d’ailleurs insisté durant toute la préparation sur ce décalage physique. Après le dernier amical contre Schalke 04, il expliquait : « Ceux qui ont commencé dès le premier jour ont 30 entraînements et 6 matchs à leur actif. Ceux qui viennent d’arriver n’ont que trois ou quatre entraînements. »
Mais le Portugais veut déjà installer une exigence très claire. Lors de sa présentation, il avait résumé sa mission sans détour : « Je veux apporter le présent et l’avenir au Real Madrid. » Il avait également décrit son retour comme « un retour à la maison », treize ans après son premier passage sur le banc madrilène.
Cette première en Liga n’a donc rien eu d’une démonstration. Mais elle raconte déjà beaucoup du nouveau Real de Mourinho : de la tension, un banc décisif, une victoire arrachée et trois points pris malgré un jeu encore imparfait.
Et pour le Special One, c’est peut-être bien l’essentiel.

