Achraf Hakimi sera bien jugé pour viol. La Cour de cassation a confirmé ce mercredi le renvoi en procès du défenseur du PSG, mis en examen depuis 2023 après les accusations d’une jeune femme. Le joueur marocain conteste fermement les faits qui lui sont reprochés.
Le dernier recours d’Achraf Hakimi n’a donc pas permis d’empêcher la tenue d’un procès. En juin dernier, la cour d’appel de Versailles avait déjà confirmé son renvoi devant une cour criminelle, décidé quelques mois plus tôt par une juge d’instruction. Le joueur s’était alors pourvu en cassation.
Cette nouvelle décision ne porte cependant pas sur la culpabilité du défenseur parisien. La Cour de cassation vérifie notamment la bonne application du droit et ne rejuge pas les faits. Le procès, dont la date reste à déterminer, pourrait avoir lieu en 2027. Achraf Hakimi reste présumé innocent.
Une procédure ouverte depuis 2023
L’affaire remonte au mois de février 2023. Une jeune femme, alors âgée de 24 ans, s’était présentée au commissariat de Nogent-sur-Marne en déclarant avoir été violée par Achraf Hakimi dans la soirée du 25 février. Une enquête avait été ouverte avant la mise en examen du joueur en mars 2023.
Après plusieurs années d’instruction, la justice a décidé en février 2026 de renvoyer le Marocain devant une cour criminelle. Une décision confirmée en appel puis désormais par la Cour de cassation.
L’avocate de la jeune femme, Me Rachel-Flore Pardo, a réagi : « Après trois ans et demi de combat judiciaire, après avoir été calomniée et traînée dans la boue par la défense d’Achraf Hakimi, ma cliente est déterminée à obtenir justice, elle se battra jusqu’au bout ».
« Elle espère de tout son cœur que ce procès aidera d’autres femmes, et fissurera un peu plus encore la forteresse du déni et de l’impunité des violences sexuelles, jusque dans le monde du football masculin », poursuit l’avocate.
Me Bertrand Périer, qui représentait la partie civile devant la Cour de cassation, estime pour sa part que « Cette décision traduit la solidité et la rigueur du raisonnement de la cour d’appel ».
Hakimi continue de contester les accusations
Du côté d’Achraf Hakimi, la position ne change pas. Son avocate, Me Fanny Colin, insiste sur le fait que la Cour de cassation ne s’est pas prononcée sur les accusations elles-mêmes.
« Les faits reprochés à Achraf Hakimi, et qu’il conteste fermement depuis le premier jour, n’ont pas été examinés par la Cour de cassation. Ils le seront lors du procès au cours duquel l’ensemble des éléments en défense de Monsieur Achraf Hakimi seront publiquement et contradictoirement présentés », a-t-elle déclaré.
La défense entend notamment contester plusieurs éléments du dossier lors du procès : « Sur le fond il pourra en particulier être débattu des graves obstructions de la partie civile à la manifestation de la vérité (dissimulation des messages évoquant le projet de ‘dépouiller’ Monsieur Hakimi, refus de communiquer le nom d’un témoin clé, refus des examens médicaux qui auraient permis d’innocenter Monsieur Hakimi, refus de permettre l’exploitation de son téléphone, etc). »
L’avocate conclut : « Monsieur Hakimi, qui n’a rien à cacher, a pour sa part pleinement collaboré avec les autorités policière et judiciaire et continuera à le faire à l’occasion du procès à intervenir. »
La prochaine étape sera donc le procès devant la cour criminelle, où l’accusation et la défense pourront présenter leurs arguments. Sa date n’a pas encore été fixée.



