Le Paris Saint-Germain a réagi à l’opposition exprimée par Sophie Taillibert concernant le projet d’agrandissement du Parc des Princes. Alors que la fille de l’architecte Roger Taillibert redoute une transformation trop importante du stade, le club parisien assure qu’aucun projet définitif n’existe à ce stade et souhaite poursuivre les discussions.
Le futur du Parc des Princes continue de faire débat. Le PSG souhaite pouvoir porter la capacité de son enceinte historique à environ 70 000 spectateurs, mais les contraintes techniques et patrimoniales rendent l’opération particulièrement complexe.
Mardi, Sophie Taillibert a publiquement fait part de ses réserves. Si elle partage la volonté de voir le PSG rester au Parc des Princes, elle refuse que l’agrandissement se fasse au prix d’une profonde modification de l’œuvre conçue par son père.
La solution qui lui a été présentée prévoirait notamment la suppression des « fléaux » et de l’anneau technique. « Il s’agirait donc d’une intervention extrêmement lourde, entraînant une déconstruction massive de l’ouvrage », a-t-elle expliqué au Parisien.
Le PSG assure que rien n’est décidé
Une sortie à laquelle le PSG a désormais répondu. Et le club cherche surtout à rassurer : le futur visage du Parc des Princes n’est pas encore déterminé.
Paris affirme avoir entendu « les interrogations exprimées par Sophie Taillibert et aussi son attachement au maintien du Paris Saint-Germain au Parc des Princes ».
Surtout, le club insiste sur un point essentiel : « il n’existe pas de projet architectural arrêté ».
Les plans évoqués ne constitueraient donc pas une version définitive du futur Parc. Le PSG assure également que sa volonté est de « poursuivre le dialogue constructif engagé avec Sophie Taillibert ».
Agrandir le Parc sans perdre son identité
L’équation reste néanmoins particulièrement délicate. Le PSG veut augmenter fortement la capacité d’un stade qui accueille aujourd’hui environ 48 000 spectateurs, avec l’objectif d’approcher les 70 000 places. Mais cette transformation doit composer avec l’architecture très particulière du Parc des Princes. « L’enjeu est notamment de déterminer dans quelles conditions le stade pourrait évoluer afin de répondre au besoin d’agrandissement du club, tout en intégrant son identité à laquelle le club est attaché », explique le PSG.
Le club parle ainsi d’un « véritable défi architectural, patrimonial et technique ». Une manière de répondre aux inquiétudes de Sophie Taillibert sans abandonner l’ambition d’un Parc considérablement agrandi.
Le 16 octobre, nouvelle étape décisive
Le dossier va désormais continuer à avancer. Un deuxième comité de pilotage est programmé le 16 octobre, avec notamment la question de l’évolution du Parc des Princes au programme.
Le PSG semble donc vouloir privilégier le compromis : trouver une formule permettant de gagner près de 20 000 places tout en conservant suffisamment d’éléments caractéristiques de l’œuvre de Roger Taillibert.
En cas d’impossibilité de parvenir à un accord, la question pourrait toutefois se déplacer sur le terrain judiciaire, avec le risque d’une procédure longue. Un nouvel obstacle dans un dossier qui conditionne toujours en grande partie le maintien à long terme du PSG au Parc des Princes.

