Le défenseur du PSG Achraf Hakimi devant la cour criminelle

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Achraf Hakimi

D’après France Info, le latéral du Paris Saint-Germain Achraf Hakimi va être jugé devant la cour criminelle pour viol. Le magistrat instructeur a suivi les réquisitions du parquet de Nanterre, qui avait demandé un procès à l’été 2025. Cette décision intervient à la veille du barrage retour de Ligue des Champions face à Monaco.

Mis en examen en mars 2023 et placé sous contrôle judiciaire, l’international marocain est accusé d’avoir violé une jeune femme rencontrée via Instagram, à son domicile des Hauts-de-Seine. Les versions divergent : le joueur affirme n’avoir “fait qu’embrasser la jeune femme”, tandis que la plaignante évoque un viol.

Son avocate, Me Fanny Colin, conteste fermement la décision : “Un procès est ordonné en présence d’une accusation qui repose sur la seule parole d’une femme qui a fait obstacle à toutes les investigations, qui a refusé tous les examens médicaux et recherches ADN, qui a refusé l’exploitation de son téléphone portable, qui a refusé de donner le nom d’un témoin clé.”

Elle ajoute : “Une femme dont deux expertises psychologiques successives ont révélé le manque de lucidité sur les faits qu’elle prétend dénoncer, et encore l’absence de tout symptôme post traumatique. Le tout alors qu’elle a tenté de dissimuler à l’autorité judiciaire plusieurs messages échangés avec l’une de ses amies projetant de ‘dépouiller’ (sic) Monsieur Hakimi.”

Hakimi dénonce un chantage, la plaignante maintient

Invité de l’émission Clique sur Canal+, Achraf Hakimi avait dénoncé “un mensonge” et parlé de “chantage”.

Ensuite, Achraf Hakimi a aussi pris la parole sur les réseaux sociaux. « Aujourd’hui une accusation de viol suffit à justifier un procès alors même que je la conteste et que tout démontre qu’elle est fausse. C’est aussi injuste pour les innocents que pour les victimes sincères. J’attends avec calme ce procès qui permettra que la vérité éclate publiquement ».

De son côté, l’avocate de la plaignante, Rachel-Flore Pardo, avait réagi sur France Info : “Nous ne tolérerons aucune campagne de dénigrement ou de déstabilisation comme c’est encore trop souvent le cas pour les femmes qui ont le courage de dénoncer les faits de viol dont elles sont victimes”, soulignant que “ce sont des combats qui sont toujours difficiles quand on dénonce des faits de viol, qui plus est quand on dénonce des faits de viol envers une personne aussi connue”.

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