Nouveau dossier sensible au centre de formation du PSG. Selon L’Équipe, Paulo Gonçalves, recruteur du club et membre du Comité social et économique (CSE), est visé par une procédure de licenciement pour faute grave. Une situation particulière puisque le salarié avait lui-même effectué des signalements ayant contribué à l’ouverture d’une enquête interne concernant notamment Yohan Cabaye la saison dernière.
D’après le quotidien sportif, le PSG a déjà convoqué Paulo Gonçalves à un entretien préalable et informé le CSE. Mais son départ ne peut pas être acté comme celui d’un salarié ordinaire : en tant que membre du CSE, le recruteur bénéficie du statut de salarié protégé et son éventuel licenciement doit notamment passer par l’inspection du travail.
Une enquête externe à l’origine de la procédure
Cette nouvelle affaire découlerait d’une enquête confiée par le PSG à un cabinet extérieur après plusieurs signalements concernant les conditions de travail au sein du centre de formation. Selon L’Équipe, les investigations auraient notamment fait apparaître des comportements agressifs ou inappropriés attribués à Paulo Gonçalves envers certains collaborateurs.
Le club aurait considéré ces éléments suffisamment sérieux pour engager une procédure disciplinaire. Le PSG affirme traiter les signalements liés aux conditions de travail de façon rigoureuse et impartiale, mais ne souhaite pas entrer davantage dans les détails d’une procédure individuelle toujours en cours.
L’affaire prend une dimension supplémentaire en raison du rôle joué précédemment par Paulo Gonçalves. La saison dernière, ses signalements avaient notamment contribué à l’ouverture d’une enquête interne visant Yohan Cabaye, directeur sportif du centre de formation. Plusieurs salariés avaient alors été entendus sur des questions de management et de conditions de travail. L’inspection du travail s’était également déplacée au Campus. Cabaye avait finalement reçu un avertissement et était resté en poste.
L’entourage de Paulo Gonçalves considère aujourd’hui que ces précédents signalements pourraient avoir joué un rôle dans la procédure dont il fait désormais l’objet. Cette hypothèse est contestée par le PSG, qui ne reconnaît aucun lien entre les deux dossiers.
Le contexte est d’autant plus tendu que le secteur du recrutement de la formation parisienne a déjà connu plusieurs mouvements ces derniers mois. L’Équipe avait notamment annoncé fin août le départ d’Omar Allel pour le Paris FC et indiqué que Paulo Gonçalves était en arrêt maladie depuis plusieurs mois.
À ce stade, Paulo Gonçalves n’est toutefois pas licencié. Son statut de salarié protégé impose plusieurs étapes supplémentaires et l’éventuelle rupture de son contrat devra respecter la procédure prévue, avec notamment l’intervention de l’inspection du travail.

