Mbappé : une blague sur Mao provoque un scandale en Chine, deux sponsors le lâchent

Rédigé par Thomas Elric
Kylian Mbappé (crédit photo Liga)

Kylian Mbappé se retrouve au cœur d’une vive polémique en Chine. Une vidéo dans laquelle l’attaquant du Real Madrid évoque avec humour un montage le représentant sous les traits d’un dirigeant chinois a provoqué une vague d’indignation. Ce mardi 27 octobre 2026, deux grandes marques chinoises ont annoncé rompre leurs partenariats avec le capitaine de l’équipe de France. Une plaisanterie qui pourrait lui coûter très cher.

Kylian Mbappé ne s’attendait probablement pas à une telle réaction. Alors qu’il vient de terminer deuxième du Ballon d’Or 2026 derrière Harry Kane, l’ancien attaquant du PSG se retrouve au centre d’une controverse qui dépasse largement le football. En cause : un extrait vidéo de l’émission The Bridge, dans lequel le Français évoque les détournements humoristiques de son image qui circulent sur Internet.

Mbappé : une blague sur Mao Zedong qui passe très mal

Interrogé sur le mème qui l’a le plus fait rire, Kylian Mbappé évoque un montage dans lequel son visage a été placé sur le corps d’un personnage qu’il présente comme un « dictateur chinois ».

Le joueur explique également utiliser régulièrement cette image pour plaisanter avec ses amis lorsqu’ils jouent en ligne sur PlayStation. Le montage en question fait référence à Mao Zedong, ancien dirigeant de la Chine et figure historique majeure du régime communiste. Précision importante : dans l’extrait diffusé, Mbappé ne cite pas directement Mao Zedong par son nom.

Mais cette référence et l’emploi du terme « dictateur » ont suffi à déclencher une polémique sur les réseaux sociaux chinois. Sur Weibo, de nombreux internautes ont dénoncé des propos jugés irrespectueux envers une figure centrale de l’histoire chinoise.

Deux grandes marques chinoises rompent avec Mbappé

La polémique a rapidement pris une dimension commerciale. Selon l’AFP, le géant chinois des boissons Dongpeng a annoncé mardi mettre immédiatement fin à sa collaboration avec Kylian Mbappé. L’entreprise explique appliquer une politique de tolérance zéro envers les comportements susceptibles de heurter les sentiments nationaux.

Même décision du côté de Mengniu, l’un des principaux groupes laitiers chinois. La société a également annoncé la rupture de sa coopération avec l’attaquant du Real Madrid, estimant que les propos en cause avaient blessé les sentiments du peuple chinois.

Deux décisions importantes pour Mbappé, dont l’image constitue un atout commercial majeur à l’international. Le montant des contrats concernés n’a toutefois pas été précisé.

Une polémique qui prend une dimension nationale

En Chine, la figure de Mao Zedong reste particulièrement sensible. Fondateur de la République populaire de Chine en 1949, l’ancien dirigeant occupe une place centrale dans le récit historique officiel du pays. Le qualifier de dictateur peut donc être perçu comme une attaque politique, même dans le cadre d’une plaisanterie.

La controverse a pris une telle ampleur que la rupture entre Dongpeng et Mbappé figurait parmi les sujets les plus commentés sur Weibo, selon l’AFP. Ce qui pouvait apparaître comme une simple blague entre amis est ainsi devenu une affaire touchant directement à l’image du joueur en Chine.

Mbappé avait pourtant déjà évoqué les limites de ces montages

Cette polémique intervient dans un contexte particulier. En septembre dernier, dans un entretien accordé à France Football, Kylian Mbappé avait déjà été interrogé sur les montages le représentant sous les traits de différents dictateurs.

L’attaquant français avait alors reconnu leur dimension humoristique, tout en soulignant que ces comparaisons pouvaient aussi témoigner d’un manque de recul sur les souffrances provoquées par certains dirigeants historiques. Il avait notamment expliqué ne pas apprécier totalement le fait d’être associé à des personnages responsables de la mort ou de la souffrance de millions de personnes.

Des déclarations qui contrastent avec le ton léger de l’extrait aujourd’hui au cœur de la controverse.

 

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