Héros du Cap-Vert après son match exceptionnel contre l’Espagne (0-0) lors de la Coupe du monde 2026, Vozinha a découvert l’envers du décor de la célébrité. À 40 ans, le gardien cap-verdien est passé en quelques semaines de l’anonymat relatif à un statut de véritable star. Une nouvelle vie dont il se serait finalement bien passé.
Il aura suffi d’un match pour tout changer. Face à l’Espagne, Vozinha avait multiplié les parades pour permettre au Cap-Vert de décrocher un retentissant match nul. Une prestation qui avait braqué les projecteurs du monde entier sur celui qui évoluait jusque-là en deuxième division portugaise.
Depuis, le gardien a rejoint Colo-Colo au Chili, mais surtout découvert les conséquences de cette soudaine popularité. Photos, autographes, vidéos prises à son insu : Vozinha ne peut quasiment plus sortir sans être reconnu.
« J’ai perdu ma paix et ma tranquillité, a-t-il confié à The Observer. Je n’ai plus aucune vie privée, ou du moins beaucoup moins qu’avant. Maintenant, quand je sors, que je vais au restaurant, il y a toujours quelqu’un qui veut prendre une photo avec moi ou me demande un autographe. Ou, pire encore, quelqu’un qui me filme. »
Vozinha, victime du star-system : « Je choisirais ma vie d’avant »
Une situation difficile à vivre pour le vétéran cap-verdien, qui n’avait jamais recherché une telle exposition. À ses yeux, la célébrité possède un revers souvent largement sous-estimé.
« Beaucoup de gens veulent être célèbres et avoir une vie publique, mais ils ne voient que le côté positif de cette réalité », explique-t-il.
Et lorsqu’il doit choisir entre sa nouvelle existence et celle qu’il menait avant son Mondial, Vozinha n’hésite pas une seconde : « Pour être honnête, si on me proposait de choisir entre la vie que j’ai aujourd’hui et celle que j’avais avant, je choisirais celle d’avant. »
Une confession assez rare dans le football moderne. En devenant l’un des visages du formidable parcours du Cap-Vert au Mondial, Vozinha a obtenu une reconnaissance qu’il n’avait probablement jamais imaginée. Mais avec elle, le gardien a aussi perdu ce qu’il semble aujourd’hui regretter le plus : son anonymat.




