Le Stade Rennais a de solides arguments dans l’imbroglio autour de PSG – Rennes. Alors que la rencontre de la 1re journée de Ligue 1, initialement programmée au Parc des Princes, a été déplacée au Roazhon Park en raison de l’état de la pelouse parisienne, le club breton estime que le match retour doit lui aussi se jouer à Rennes.
Selon RMC Sport, Rennes ne considère pas le changement de dimanche comme une inversion définitive des deux rencontres du calendrier, mais comme une mesure exceptionnelle prise en raison de l’impossibilité pour le PSG d’utiliser le Parc des Princes ou un stade de repli. Et sur ce point, le règlement de la LFP semble clairement aller dans son sens.
L’article 501 donne du poids à Rennes
Le point central du dossier se trouve dans l’article 501 du règlement administratif de la LFP. Celui-ci prévoit qu’en cas d’impossibilité de disputer une rencontre dans le stade prévu ou dans un stade de repli, la Commission des Compétitions peut décider de faire jouer le match chez l’équipe initialement visiteuse.
Mais surtout, le texte ajoute une phrase capitale :
« Cette inversion n’aura aucune incidence sur la suite du calendrier. »
Une précision qui semble directement conforter la position du Stade Rennais. Si cette inversion exceptionnelle n’a aucune conséquence sur la suite du calendrier, alors la rencontre retour, déjà prévue initialement au Roazhon Park, doit en théorie rester programmée à Rennes.
Deux PSG – Rennes au Roazhon Park ?
Le PSG pourrait donc se retrouver dans une situation assez incroyable : devoir se déplacer deux fois à Rennes cette saison.
Le club breton avait accepté dans l’urgence d’organiser la rencontre de la première journée, alors que Paris ne disposait pas de solution de repli. Rennes avait déjà engagé des frais pour son déplacement dans la capitale et doit désormais réorganiser en urgence sa billetterie, ses espaces VIP et l’accueil de ses abonnés.
Dans ce contexte, le Stade Rennais entend défendre ses intérêts et considère qu’il n’a aucune raison de perdre son match retour à domicile.
La Commission des Compétitions de la LFP devra encore se prononcer définitivement sur le lieu de cette seconde confrontation. Mais à la lecture de l’article 501, Rennes dispose aujourd’hui d’un argument réglementaire particulièrement solide.




